Mes dernières lectures

J’ai commencé le mois de juin (oui, ça date) avec une lecture évasion, mais pas non plus de tout repos : Belles de Shanghai que les éditions Charleston m’ont gentiment envoyé pour que je le découvre. Après ce long moment en compagnie des geisha je me suis tournée vers une lecture complètement détente avec La fille de Brooklyn, le dernier bébé de Guillaume Musso, puis, je débute ce mois d’Août avec une sublime découverte à travers la plume de Laurent Gaudé et de son Soleil des Scorta. Trois bonnes lectures !

Belles de Shanghai – d’Amy Tan, éditions Charleston

shanghai

Êtes-vous prêts à plonger dans la Chine du début du XXe siècle, aux côtés de Violet, une petite fille espiègle, témoin d’un monde qui la fascine tout autant qu’il la repousse. C’est en effet dans un drôle d’univers que grandit Violet : fille de Lulu Mimi, propriétaire d’une maison de geisha, son quotidien est rythmé par ces rencontres entre de belles et jeunes chinoises et de riches occidentaux. À ses côtés, nous découvrons d’un œil neuf l’art d’être Geisha et les traditions ancestrales que les jeunes femmes respectent scrupuleusement.

Violet apprend le monde et y découvre une vision de la femme qui ne le plaît absolument pas. Elle qui rêve d’indépendance et d’ouverture d’esprit se retrouve à côtoyer des femmes prisonnières de leur condition. Alors, Violet se cache derrière ses origines Américaines qui la rassurent quelque peu. Mais lorsqu’elle découvre que son père n’est autre qu’un Chinois dont sa mère était tombée follement amoureuse, c’est la douche froide. Qui est-elle finalement ?

Alors qu’elle fait face à cette quête d’identité qui la déchire, un autre événement chamboule la Chine toute entière : le pouvoir politique devient de plus en plus instable avec la chute de la dynastique Qing qui ne présage rien de favorable à l’égard des occidentaux. Violet et sa mère vont alors fuir en Amérique, mais, piégée par un ancien amant, Lulu Mimi va être séparée de sa fille alors qu’elle est déjà en route sur le paquebot.

À la fois roman initiatique et roman historique, c’est une grande histoire que nous propose Amy Tan. Parfois, quelques longueurs m’ont ralentie dans ma lecture, mais elles m’ont aussi permis de prendre mon temps et d’évoluer au rythme de Violet, petite fille devenue femme.

La fille de Brooklyn – de Guillaume Musso, éditions XO

brooklyn

Lorsqu’Anna demande à Raphaël s’il serait prêt à tout lui pardonner, il ne se doute pas du secret qu’elle garde enfoui en elle depuis de nombreuses années. Une question, puis, elle disparait, le laissant là avec ses doutes, et une grande frayeur : qui est cette femme qu’il s’apprête à épouser ?

Musso nous propose, comme il le fait depuis quelques années, un roman policier (je ne parlerai pas de thriller car l’univers n’est pas assez noir selon moi) avec une enquête plutôt addictive. Aux côtés de son ami Marc Caradec, ancien flic, Raphaël va reconstituer le passé d’Anna pour découvrir l’impensable.

La première moitié du roman est réellement bien ficelée, les chapitres sont courts et le suspens nous coupe souffle. Puis, Musso développe trop d’intrigues qui, à mon avis, perdent le lecteur et essoufflent le roman. La fille de Brooklyn n’en reste pas moins un parfait page-turner à dévorer cet été !

Le soleil des Scorta – de Laurent Gaudé, édition J’ai lu

scorta

On m’avait prévenue que Le soleil des Scorta était un livre magnifique. À mon tour de vous le dire. Ce roman est une merveille d’écriture, et pourtant, l’histoire n’est vraiment pas rose.

Tout commence avec Luciano Mascalzone, un bandit haï par les habitants de Montepuccio, un petit village niché dans les pouilles, en Italie. Après avoir purgé sa peine en prison, Luciano revient à Montepuccio, déterminé à retrouver la femme qui hante son esprit depuis de longues années. Dans un silence, presque hypnotisant, l’homme parcoure le village sur son cheval jusqu’à tomber sur la bonne maison et frapper à sa porte. Elle est là, immobile, Luciano ne tient plus, et de ce viol naît un petit garçon : Rocco. Le premier garçon d’une lignée maudite : les Scorta.

Le père Zampanelli, le curé du village va protéger l’enfant et tenter de préserver son innocence et sa pureté. Malheureusement, le destin le rattrape et Rocco devient un homme vil. Les Montepucciens le craignent tout autant qu’ils l’admirent, fascinés par sa stature et l’argent qu’il possède. L’argent, c’est une des pistes de réflexion de ce roman puisqu’il est capable de sauver n’importe quelle ordure. Ainsi, Rocco se défend en posant cette question : Il a été capable des pires horreurs, mais qui l’a arrêté ? Le monde est à son image : cruel.

Rocco donnera naissance à trois enfants : Giuseppe, Domenico et Carmela. Le destin, lui non plus ne les épargnera pas. Mais l’argent, par contre, ils seront obligés de le gagner à la sueur de leur front. Ce trio misérable nous livre un constat terrible : Quand bien même un Scorta désire échapper à son quotidien, il reviendra inévitablement à Montepuccio, sa terre, leur terre, sèche et aride, capable de leur apporte le meilleur comme le pire.

Un voyage à travers différentes générations autour d’un même village et d’un même nom qui sonne à nos oreilles comme une sentence terrible et belle à la fois : les Scorta.

 

 

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